19 novembre 2005
Observés ?
Qu’est ce qui fait que l’on soie si différents en étant si semblables ?
L’esprit qui trouvera la réponse aura résumé la vie et trouvé sa quintessence.
Cet autre, dont on perçoit l’évanescence, dont on conçoit l’immortalité mais dont on ignore la vie.
La seule vie dont on assimile l’existence et pas la mort est la notre. Celui qui prétend le contraire est un menteur, quelque soit son empathie.
Un souffle s’éteint pour un autre qui naît en ce moment même qu’on lit ceci et même au moment où on relira ceci.
Chaque vie est unique même quand on croit à la réincarnation de l’âme.
Qu’est ce que l’âme sans mémoire.
Les souvenirs témoins de notre vie font l’homme ou la femme que nous sommes.
Démunis de nos passés, de nos expériences, de nos vécus nous serons cet autre dont on perçoit la mort et pas la vie et quelque soit notre empathie si on prétend le contraire nous sommes des menteurs.
11 novembre 2005
Descend, descend pas : That is the question
Des fois je m’amuse à ce genre de choses... Mais non ! Rien à voir avec le titre ! Qu’est ce que vous allez imaginer ! Non, je m’amuse à prendre des photos et créer des mises en scène avec photoshop.
En attendant que l’envie d’écrire me revienne je partage avec vous l’une de mes photos dont je suis fière.
03 novembre 2005
La fièvre du vendredi soir (suite et fin)
Je déambule, anonyme au milieu de ces allées et venues incessantes, cette excitation qui me
paraissait étrangère au moment où j’ai pénétré dans le magasin, me gagne petit
à petit, ça bourdonne, ça bouge, ça gesticule, ça court, ça piétine ça te donne
une impression d’urgence, comme s’il se passait quelque chose d’hyper grave,
une question de vie ou de mort, la fin du monde est annoncée : c’est pour
demain et le mouvement de panique a gagné les populations.
L’escalator que j’ai pris, m’a éjectée juste devant un étalage de fringues disposé de façon à ce que tu te dises : il y a
des affaires à faire là dedans. Ça marche leur truc, puisque je me suis
précipitée dessus comme une assoiffée qui se jetterait sur une source d’eau au
milieu du désert.
Machinalement, je commence à chercher ma taille parmi les
jupes et les pantacourts exposés. J’aperçois l’animateur du magasin dont la
voix t’assaille partout où tu vas comme s’il avait un système qui lui indiquait
exactement par où tu passes. A chaque fois que tes yeux se posent sur un truc
tu entends : « oui, ces magnifiques bidules sont à 25% de réduction,
profitez en dans une demi-heure ça sera finit ! » .
Mais là il m’a repérée pour de vrai. Son regard expérimenté
a lu en moi, il le voit bien, je suis presque faite, au bord d’une crise de TAC
(troubles d’achats compulsifs), il ne lâche plus mon regard, il adoucit le
sien, il est plus rassurant, j’entends sa voix haut et fort qui s’adresse à moi
« Oui mademoiselle, allez-y, elles sont très jolies ces petites jupes et avec les 15% supplémentaires vous ne pouvez
vraiment pas dire non ! » … et comment ! Il avait pris le ton de
Kaa (le boa du livre de la jungle) hypnotisant sa proie avant de la bouffer ... Je succombe aux sifflements du serpent (c’est
juste une image, car en réalité il se rapprochait plus du porc que du serpent
physiquement parlant)
Merde, et si jamais je ne trouvais pas ma taille ! La
panique me gagne, je comprends que c’est trop tard, j’ai chopé le virus,
j’ai chopé le TAC !
J’en reconnais les symptômes : une excitation
incompréhensible, surtout quand je vois le nabot qui en est à l’origine, la
température qui me brûle les joues, le taux d’adrénaline a grimpé en flèche,
mon cœur qui s’affole…
Le désir de l’objet en question, le sentiment de culpabilité
de payer autant pour ce petit bout de tissus, mon Moi raisonnable qui fait
chier en me rappelant que ce n’est pas la première fois que je fais chauffer ma
carte bleue ce mois ci et la petite voix toute mimi au fond de moi qui proteste
qu’elle est trop « cute » cette petite jupe et que ça serait
dommage de passer à côté de cette occasion ... d’autant plus qu’il y a les
15% … l’activité cérébrale à ce moment
là est à son paroxysme, ce qui explique que généralement on a faim après un bon
shopping ! Moi je suis certaine qu’on y laisse plus de calories que lors
d’un jogging... il y a là une étude à lancer …
Et il n’y a pas que ça, le TAC a d’autres avantages que te
faire brûler des calories.
Le TAC contient ces ingrédients magiques qui en font des
moments de jouissance extrême : Désir d’un fruit défendu (par ton compte qui
vire au violet tellement il est rouge), culpabilité, partage entre l’envie de
se faire plaisir et la peur des conséquences (sur le portefeuille) … et on
finit par succomber et se laisser aller même si par la suite ça fait mal (au
budget comme lorsqu’on accuse un réveil douloureux après une nuit de folie …).
Et puis on dira ce qu’on voudra psychologiquement le TAC est
un phénomène plus qu’intéressant : c’est parmi les rares moments où tes
deux moi rentrent vraiment dans un dialogue direct... ce qui doit sûrement
expliquer la hausse de température et le reste ...
C’est une vrai thérapie je vous dis !
En tout cas ce soir là, je suis repartie avec deux bermudas,
un top et la fameuse jupe que je mettrai sûrement une fois par an.... Mais je
me sentais bien... d’autant plus que c’était ma journée privilège ce qui veut
dire que j’avais 10% de réduction supplémentaire !!
Franchement il n’y avait vraiment pas de quoi m’auto fâcher.
31 octobre 2005
La fièvre du vendredi soir (Début)
Ce soir, j’ai eu envie de faire un tour dans
les grands magasins. J’aime bien déambuler dans les rayons au milieu des
fringues et être bousculée, dépassée, bloquée par des gens indifférents parfois
même hostiles.
Me délecter de ce sentiment de solitude, bien
que entourée d’une armée de consommateurs qui ne sont pas là pour rigoler…
Hein quoi ! ? Pourquoi hostiles ?
Ah oui j’ai oublié de préciser : il est 19 h et
nous somme un vendredi, c’est bientôt la fermeture et qu’en plus, détail ô
combien important, c’est presque la fin des 3 J. Alors je peux te dire que
quand ces conditions sont réunies les
hostilités sont de rigueur !
Ben tiens regarde la petite blondinette là, à
qui tu donnerais le bon dieu sans confession, elle a l’air absorbé par une
fouille en profondeur de l’étalage de ces jolis pantalons soldés à 50%. Elle
doit chercher sa taille, à vue d’œil je
dirai un 36. Ses recherches n’ont pas
l’air d’être concluantes, je dis ça parce que c’est le deuxième passage en revue qu’elle fait de la rangée.
D’ailleurs on voit bien qu’elle commence un peu
à s’inquiéter, elle espère avoir juste loupé par accident, un petit 36, qui
aurait échappé à la vigilance de son premier scan.
Maintenant, essaie de t’aventurer à chasser sur
son terrain, d’engager des fouilles au même étalage, surtout si tu es une fille
et que tu fais à peu près du 36. Et là tu verras la splendeur de la lionne
qui sommeille en elle, tu verras comment ses yeux d’ange se transformeront dans
une convulsion surprenante en un regard de félin féroce qui te fera perdre ta
contenance. Et avec son habilité extraordinaire à manier les cintres, comme
Lucy Liu les couteaux, elle tentera d’abord un premier geste d’intimidation en
faisant grincer les métaux et si tu ne comprends pas son geste, une douleur
sournoise te fera prendre conscience que tu aurais mieux fait de retirer tes
doigts de là avant qu’elle te les coupe
à coup de cintres … Argh ça fait mal .. En même temps elle t’avait prévenu !
Moi, je ne suis pas suicidaire.
J’attends et je ne m’approcherai que quand le fauve sera rassasié.
22 octobre 2005
Boire, fumer et PARLER ...
Quelque part dans Paris,
profitant des dernières soirées douces de l’année, pendant lesquelles on peut
encore se permettre de siroter nos Caipirinha et autre Cosmopolitan et profiter d'une agréable et grande terrasse parisienne.
Les tapas marocaines avaient bien le goût du pays
et la discussion était bien engagée.
Et ce soir au rythme des clopes et des verres de vin marocain, (oui nous sommes passés au vin par la suite), j’ai fait le constat que je fais à chaque fois que nous sommes plus de trois à discuter d’un sujet.
Je vous fais part du fruit de mes constations.
La « discussion » naît d’un sujet unique. Elle est alors une idée simple, une cellule ronde et sans relief. S’enrichit, parfois change de sujet, une espèce de mutation spontanée, puis elle grossit et mûrit de façon nuancée dans l’esprit des uns et des autres. Au fur et à mesure, elle prend la forme d’une perle multi-facettes dont le nombre de faces est proportionnel aux gens qui prennent part à la discussion.
La petite superficie, de l’étendu de la discussion, qui a germé dans l’esprit de chacun de nous commence à prendre forme. Un petit embryon qui se développe à son tour, se nourrit des bribes d’information captées ça et là lors des rares moment d'attention qu’on ne passe pas à penser à ce qui se trouve dans nos entrailles.
Vient alors le moment où l’idée atteint son terme et là on est pris d’une envie terrible de l’expulser, les contractions se font de plus en plus violentes, on ravale les mots qu’on n’arrive pas à placer à cause de l’autre qui débite comme une mitraillette.
Le couper, oui on peut mais ça ne se fait pas … On souffre en attendant, les spasmes nous relancent et l’envie est de plus en plus pressante d’exposer son idée montrer aux autres combien notre bébé est beau.
On cherche de nos yeux suppliants une sage femme ou un sage homme qui consente à nous aider à mettre bas notre idée qui risque de mourir en nous si elle ne sort pas à temps.
On finit par croiser d’autres yeux vivant le même calvaire, animés par le même feu, l’envie de parler. Par un consensus bilatéral dont les termes du contrat son implicite : "Je te prête mon oreille mais tu feras de même".
La sous-discussion naît et se détache du corps de sa génitrice.
C’est le moment que j’appréhende le plus. J’ai horreur des sous-discussions. Moi qui n’aime pas manquer une miette d’une conversation et qui ne suis pas multi-taches pour un sous, je fais comment moi !
D’autant plus que les sous-discussion entamées sont généralement complémentaires ! Et ça m’énerve !
Et pour ne rien arranger, les flux d’échange des protagonistes des différentes sous-discussions sont souvent croisés càd que personne ne parle à son voisin que chacun parle à la personne en face, ce qui ne semble déranger personne.
Sachant que ceux qui parlent fort ne sont pas toujours ceux qui disent les choses les plus intéressantes, j’essaie de me brancher sur les échanges de ceux qui parlent bas. Oui parce qu’en plus les affinités se créent par la fréquence de la voix ce qui est logique.
Ceux qui parlent fort accaparent la discussion, ceux qui parlent bas n’arrivent pas à en placer une et du coup : ils essaient de se créer leur propre groupe. Un peu comme dans les partis politique. Mais bon ça c’est un autre débat.
Le flux de la discussion mère
finit par se tarir et c’est là que le premier groupe ayant épuisé leur stock
d’avis et d’idées revient à la charge et essaie de se déverser dans le ruisseau qui a dévié tout à l’heure.
La discussion redevient unique et le cycle reprend …
20 octobre 2005
Petit dialogue fictif
….
- Je te jure, je n’en reviens pas …
- Oué, moi aussi …
- Comment elle
a pu me faire ça ! Se barrer comme ça après tout ce temps là ! Je ne comprends pas !
- Ah oué ? moi c'est plutôt qu’elle soit restée tout ce temps là que je ne comprends pas ...
- #!% ..;T/:§&^°%;
La réponse en couleur est à éviter si tu veux garder ton ami (même si c'est chouette de voir sa tête à ce moment là)
14 octobre 2005
Une histoire qui a dû vous arriver
Du
pied de l’escalator, qui vient de me cracher en queue de train, j’aime admirer
l’obstination intarissable et quotidienne des gens à avancer en troupeau et
converger tous vers le milieu du quai … Comme si l'herbe était plus verte là
bas… au milieu.
Ne pensez
pas que je me plains ! bien au contraire : grâce à ce comportement instinctif
de la foule, j'augmente mes chances de monter dans le train du premier coup. Je
dis « j’augmente mes chances » car malheureusement je ne suis jamais
la seule brebis galeuse du troupeau. Ça serait trop beau et rien n’est jamais
trop beau.
Le
train arrive, fidèle à sa réputation : blindé.
Je me
place au milieu d’un petit groupe, devant la dernière porte de la dernière rame,
je me fonds dans la masse et me laisse emporter par elle. Comme à chaque fois,
un drôle de phénomène physique se produit : le groupe d’individu de tout à
l’heure devient de plus en plus compact jusqu’à ce qu’il forme une et une seule
entité qui pousse, se compresse et essaie de s’introduire en entier tant bien
que mal dans la rame avant que les portes ne se referment. Des fois elle y
arrive des fois elle laisse ses jambes sur le quai.
Son
haleine matinale me fait perdre mes illusions et m'envoie chercher le luxe de
respirer un air " potable " ailleurs, j'exécute avec brio une semi-rotation de 90° et je me retrouve nez à nez
avec un petit gros qui m'accueille avec un drôle d’air.
Fuir
ce regard pernicieux...
Mais
comment ? Impossible de chercher refuge dans les lignes de mon bouquin
:
il repose dans mon sac coincé entre deux cuisses quelque part... Je
ferme les
yeux, respire, expire et je répète 2 ou 3 fois et les réouvre, pas de
miracle :
le rictus au dents irrégulièrement espacées se fait de plus en plus
insistant. Son faciès est animé par une espèce de mouvement pervers de
ses iris que j'aperçois
à travers ses lunettes sales.
Manifestement,
il y a là un message subliminal que je ne saisi pas.
Regarder
ailleurs… Mais où ? Je baisse la tête... Et BINGO ! Je tombe sur le sujet
de la bonne humeur du Monsieur !
Là,
juste sous son ventre, dont le concave fait écarter les boutons de sa chemise,
se niche l'objet de sa fierté.
Trop
fier de l'exploit matinal de son phallus qui a réussi a dépasser la proéminence
de son ventre d'un petit cm, il tenait à partager sa fierté avec moi.
Son
attitude supposait que j’aurai dû me sentir flattée !
Et
dans le cas ou j'aurais encore un doute, il donne un pathétique coup de bassin
vers l'avant histoire de donner plus d'amplitude à son érection.
Ce
geste est d'autant plus ridicule que son ventre n'avance pas moins que le
sujet en question.
J’aurai
bien voulu lui expliquer que ça aurait été plus intelligent et plus efficace de
retenir sa respiration et rentrer son ventre. En
même temps s'il avait un peu plus que deux neurones il ne serait pas en train
d'exhiber son corps d'athlète... du lancé de poids… et d'un autre côté, s’il avait eu le corps d'un nageur olympique, ça
aurait été le petit blondinet à ma gauche qui y aurait eu droit …
13 octobre 2005
Un classique
Lui : Excusez moi, ce métro va à " Sablon " ?
Moi : Oui, d'ailleurs ici c'est le terminus donc il n'y a qu'une seule direction pour cette ligne.
Lui : .. Et.. vous être du coin ?
Moi : Je travaille dans le coin.
Lui : Et sinon, vous être de quelle origine, si c'est pas indiscret ?
Moi : Vous avez raison.
Lui : !?
Moi : C'est indiscret.
Depuis le temps, les techniques de drague n'évoluent pas.
Navrant, le manque d'originalité et d'imagination en la matière.
10 octobre 2005
Happiness
Une
note, seule, suspendue, reste une note, un son.
Plusieurs
notes qui se suivent, peuvent se suivre dans un chaos insupportable à l'oreille
soit s'enchaîner pour créer ce qu'on convient d'appeler un air ou une mélodie
plus au moins agréable.
Quand
Sébastien Schuller sélectionne ses notes, les met dans son shaker, les secoue,
il sert alors un breuvage musical magique et nuancé. Un breuvage, qui lorsqu'il
rentre en contact avec ton palais, envoie les signaux d'extase à ton cerveau
qui reconnaît de suite le goût exquis des notes. Ton oreille se désaltère et tu
en redemandes. Ça te prend aux tripes, ça ne te lâche plus. La subtilité du
mélange fait que dans chaque gorgée tu perçois quelque chose de nouveau, un
goût différent, une émotion, qui t'a échappée jusque là.
J’ai eu le bonheur de le voir en concert cet été. Je ne
savais pas encore à quoi il ressemblait. Quatre mecs sont montés sur scène,
j'essayais de le deviner, à quoi pouvait
bien ressembler tant de génie ? Ils avaient tous un look de scène étudié, sauf
un, discret, presque timide, il se tenait sur le côté devant un clavier. La
musique commence, l’intro me transporte et la voix qui arrive à mes oreilles me
fait sortir de ma torpeur … cette voix …
Vous l'avez bien deviné, tant de virtuosité ne peut qu’avoir des allures de simplicité … quand on a du talent on a nul besoin d’artifices.
SEBASTIEN SCHULLER
" HAPPINESS "
Pop-rock
le 19/11/2005 à 20h00
LA CIGALE 120,bd Rochechouart 75018 PARIS04 octobre 2005
Koshka future légende ?
Samedi soir, nous étions quatre à aller voir le spectacle de
koshka, « Koshka future légende » (Voir le post la saison des brunchs). La
discussion qui a suivi, en sortant, a révélé les avis suivants : une qui était très satisfaite, deux qui
étaient mitigés mais assez d’accord sur le potentiel de la comédienne, et un
dont le verdict était sans appel.
Personnellement, je m’étais toujours posé la question sur l’utilité de la « mise en scène » dans un spectacle type « one man show », je pensais que la performance de l’acteur était suffisante, et samedi j’ai compris que sans une mise en scène qui donne le rhytme aux répliques, qui maîtrise les enchaînements, les mouvements sur scène, les musiques, les lumières … C’est difficile de faire opérer la magie. Sans cet habillage le comédien peu paraitre très facilement nu et très solitaire face à son publique. Malgré, une mise en scène quasi inexistante et un texte qui mérite une meilleure mise en valeur, Koshka a cette énergie brute qui arrive à relever le défi de tenir le spectateur pendant plus d’une heure. En plus de son courage d’oser sur scène certaines choses qui nécessitent un sacré aplomb …
Alors « Koshka future légende » ?
Le mieux c'est de se faire sa propre opinion, elle passe tous les samedi à 20h30 au
café theâtre le rigoletto 337 rue de belleville
75020 paris
M° Porte des Lilas.


