11 janvier 2006
Elémentaire
Base de toutes les autres couleurs, les couleurs fondamentales nous entourent.
J’aimerai me lancer dans un exercice (ouvert à vous aussi).
Définir chaque couleur et ce qu’elle évoque en moi et en faire une synthèse.
« Jaune » Paradoxe : C’est la couleur qui ne s’assume pas, présente partout mais discrète, le jaune est à manipuler avec précaution, mal utilisé il peut déranger ou mettre mal à l’aise. Je l’ose rarement seul. Je l’associe autant au « pale » qu’au « hale » ce qui en fait aussi la couleur du paradoxe.
« Rouge » Extrême : la couleur des extrêmes, de l’amour passion à la violence, c’est la couleur émotionnelle par excellence. Le rouge est la couleur qui tranche il nous interpelle, nous parle, on l’aime ou on ne l’aime pas mais ne nous laisse jamais indifférents.
« Bleu » Moderne : Couleur du jean (et je trouve que le bleu n’a jamais été aussi bien porté), couleur d’une carte qui nous joue des tours à la fin du mois le bleu pour moi est le symbole des temps modernes.
Emotionnellement cette couleur ne me parle pas beaucoup et bizarrement quand je pense au bleu je ne pense pas obligatoire au ciel ni à la mer.
Le monde moderne serait-il paradoxal et extrême selon moi ?
C’est marrant mais nuances mises à part, effectivement cette description colle assez à la vision de base que je me fais du monde d’aujourd’hui.
à vous si celà vous tente.
10 décembre 2005
Le rose pour les fi-filles et le bleu pour les ga-gars
Le rose pour les fi-filles et le bleu pour les ga-gars.
Tel est le code couleur auquel l’homme la femme modernes sont soumis avant même la naissance : aujourd’hui on fait des échographies juste pour ne pas se tromper de couleur de brassière …
La discussion fuse autour de la machine à café, endroit de prédilection pour les grands débats existentiels comme : les glaires du petit dernier, ses bronches qui ne se dégagent pas, son premier caca en forme de fusili ... En gros, tout ce qui te permet d’avaler ton café de 9h30 avec appétit …
Bon, il est vrai que je suis la seule qui ne peut pas comprendre ces discussions car je fais partie de la minorité des « handicapés sans enfants », effectivement, je n’ai pas encore eu envie de voir des mini-me envahir mon appart’ et ma vie par la même occasion. Donc en matière de couleurs pour les enfants je ne sais pas de quoi je parle. Eux, ils ont l’expérience, ils savent : les filles aiment le rose, les jeux de poupées et de cuisine et les gars le bleu, les mitraillettes et les jeux de mécano ...
« Tu comprends pas ! C’est dans les gènes ! »
Hum … Il est vrai que j’ai lu dernièrement dans « science et vie » que des chercheurs ont enfin décrypté une partie, qui restait jusque là une énigme, du gène humain et ils ont trouvé, à leur grand étonnement, un manuel d’utilisation de machine à laver chez les filles et un schéma de là ou se trouve le joint de culasse chez les gars !
Et bien entendu les enfants ne font aucune identification aux parents et ne sont aucunement influencés par eux ni par les copains d’école ni éducatrices ni les images véhiculées par les médias et encore moins le marketing commercial des jeux et des jouets…
Et puis les mêmes chercheurs, si vous avez tout suivi, ont aussi trouvé que les filles aiment naturellement le rose puisqu’à la naissance la vue des filles sélectionne naturellement le rose : c’est la première couleur perçue par les yeux de filles et de même pour le bleu pour les gars...
Scoop les filles voient la vie en rose et les gars la voient bleue … ce qui expliquerait effectivement pas mal de problèmes de communication... à creuser...
Et pour me démontrer ô combien j’ai tord, ils me posent là question : tu habillerais ton gars en rose ?
Ah la question qui tue ! Je suis contre le total look, ils devraient le savoir vu comment je m’habille, donc hors de question de l’habiller de la tête aux pieds avec une couleur unique mais je ne serai pas contre un pull ou un pantalon rose. Sinon si couleur il devrait y avoir pour les bébés je n’en vois qu’une et elle devrait être unisexe : La couleur camouflage la plus pratiques pour les tâches …
25 novembre 2005
La vérité est ailleurs
....
Elle : Les romans, c'est pas trop
mon truc.
Moi : Ah oué ! Pourquoi ?
- Ben tu sais ? Quand je sais
que c'est pas vraiment arrivé, je veux dire quand c'est pas "réel" :
j'arrive pas rentrer dans l'histoire.
- Ah oui ! c'est marrant :o) ! Et qu'est ce qui te plait alors ?
- J'aime lire des histoires vraies.
- Genre quoi ? Des bouquins historiques ? Des biographies ?
- Mais Non !! Je parle des témoignages de gens qui ont fait le voyage dans l'au-delà ... ou des trucs dans le genre ...
- !!!!!
20 octobre 2005
Petit dialogue fictif
….
- Je te jure, je n’en reviens pas …
- Oué, moi aussi …
- Comment elle
a pu me faire ça ! Se barrer comme ça après tout ce temps là ! Je ne comprends pas !
- Ah oué ? moi c'est plutôt qu’elle soit restée tout ce temps là que je ne comprends pas ...
- #!% ..;T/:§&^°%;
La réponse en couleur est à éviter si tu veux garder ton ami (même si c'est chouette de voir sa tête à ce moment là)
10 octobre 2005
Happiness
Une
note, seule, suspendue, reste une note, un son.
Plusieurs
notes qui se suivent, peuvent se suivre dans un chaos insupportable à l'oreille
soit s'enchaîner pour créer ce qu'on convient d'appeler un air ou une mélodie
plus au moins agréable.
Quand
Sébastien Schuller sélectionne ses notes, les met dans son shaker, les secoue,
il sert alors un breuvage musical magique et nuancé. Un breuvage, qui lorsqu'il
rentre en contact avec ton palais, envoie les signaux d'extase à ton cerveau
qui reconnaît de suite le goût exquis des notes. Ton oreille se désaltère et tu
en redemandes. Ça te prend aux tripes, ça ne te lâche plus. La subtilité du
mélange fait que dans chaque gorgée tu perçois quelque chose de nouveau, un
goût différent, une émotion, qui t'a échappée jusque là.
J’ai eu le bonheur de le voir en concert cet été. Je ne
savais pas encore à quoi il ressemblait. Quatre mecs sont montés sur scène,
j'essayais de le deviner, à quoi pouvait
bien ressembler tant de génie ? Ils avaient tous un look de scène étudié, sauf
un, discret, presque timide, il se tenait sur le côté devant un clavier. La
musique commence, l’intro me transporte et la voix qui arrive à mes oreilles me
fait sortir de ma torpeur … cette voix …
Vous l'avez bien deviné, tant de virtuosité ne peut qu’avoir des allures de simplicité … quand on a du talent on a nul besoin d’artifices.
SEBASTIEN SCHULLER
" HAPPINESS "
Pop-rock
le 19/11/2005 à 20h00
LA CIGALE 120,bd Rochechouart 75018 PARIS04 octobre 2005
Koshka future légende ?
Samedi soir, nous étions quatre à aller voir le spectacle de
koshka, « Koshka future légende » (Voir le post la saison des brunchs). La
discussion qui a suivi, en sortant, a révélé les avis suivants : une qui était très satisfaite, deux qui
étaient mitigés mais assez d’accord sur le potentiel de la comédienne, et un
dont le verdict était sans appel.
Personnellement, je m’étais toujours posé la question sur l’utilité de la « mise en scène » dans un spectacle type « one man show », je pensais que la performance de l’acteur était suffisante, et samedi j’ai compris que sans une mise en scène qui donne le rhytme aux répliques, qui maîtrise les enchaînements, les mouvements sur scène, les musiques, les lumières … C’est difficile de faire opérer la magie. Sans cet habillage le comédien peu paraitre très facilement nu et très solitaire face à son publique. Malgré, une mise en scène quasi inexistante et un texte qui mérite une meilleure mise en valeur, Koshka a cette énergie brute qui arrive à relever le défi de tenir le spectateur pendant plus d’une heure. En plus de son courage d’oser sur scène certaines choses qui nécessitent un sacré aplomb …
Alors « Koshka future légende » ?
Le mieux c'est de se faire sa propre opinion, elle passe tous les samedi à 20h30 au
café theâtre le rigoletto 337 rue de belleville
75020 paris
M° Porte des Lilas.
29 septembre 2005
Le Blog est-il un syndrome de mal être ?
Un débat
qui bat son plein en ce moment. Tout le monde s’y met. Entre autre les
journalistes qui stigmatisent ce « phénomène de société ».
L’idée
part du principe que si tu éprouves le besoin d’exposer publiquement des choses qui apparemment relèveraient de
l’intime comme : Tes impressions sur le dernier film de merde que tu as
vu, tes gribouillis que tu te targues de scanner et publier, la photo floue que
tu as prise lors de ton dernier voyage à Toumbouktou, ton avis dont on a rien à
foutre sur le dernier livre que tu as lu, ton malaise par rapport au décolleté
de la pétasse qui présente le 20h00 et qui t’empêche de bien suivre le journal
… Bref, si tu parles de ta misérable vie, donne ta misérable opinion sur ta
page web c’est que tu es bon pour une
psychanalyse.
Mais je me
pose quand même quelques questions.
Lorsqu’on
achète un magazine pour lire les critiques cinéma ou littéraires, en quoi
l’info qu’on vient de payer serait elle plus fiable ou plus objective que celle
publiée dans un blog ?
Qu’est ce
qui fait que le journaliste qui a écrit la critique soit plus apte à donner son
avis sur la question que n’importe qui d’autre ?
D’ailleurs
est on toujours d’accord avec les critiques ?
Depuis
quand, l’art naïf ou brut ont-ils été élevé au statut
« d’art » et qui l’a décidé ?
Avant
n’était ce pas qu’un gribouillis ?
Les plus
grands artistes n’ont ils pas utilisé des graffitis comme support et imposé
leur griffe aux yeux du monde pour toucher un plus grand publique ?
N’est ce
pas le nom du photographe ?
En quoi
l’anecdote d’une star serait elle plus croustillante que celle de Ticaca de
dans le Berry ?
En quoi un
artiste, un écrivain, ou un journaliste a-t-il plus de légitimité à s’exprimer
que n’importe qui d’autre ?
Qui a
décrété qu’ils ont le droit d’être plus égocentriques que les autres ?
En quoi
est ce que l’édition d’un livre ou la publication d’un journal est un acte plus
noble que de poster son post ?
Nombre de
merdes sont publiées par des maisons d’édition et nombre d’œuvres intéressantes
restent dans les placards car refusées par un éditeur con.
Un livre n’est pas écologique (car il faut tuer des
arbre pour faire du papier), est encombrant, payant, et il faut faire la pute
pour pouvoir l’éditer, une page web non.
Qui fait
d’un ramassis de cynisme un best seller, d’une croûte un chef d’œuvre, d’un
film chiant la « nouvelle vague »
, d’une blondasse fadasse la reine du 20h00, de la vie brisée d’une famille
« un show » prisé ?
Le public.
Et bien chaque
Blog a aussi son public. Et comme dans
tout, il y a à boire et à manger. Et chacun fait son marché.



